Depuis le 15 juin 2026, deux médicaments analogues du GLP-1, le Wegovy et le Mounjaro, sont remboursés par l’Assurance Maladie pour les patients adultes en situation d’obésité sévère. Cette décision a mis en lumière une hormone que beaucoup ignoraient encore : le GLP-1, ou Glucagon-Like Peptide-1. Mais au-delà du médicament, l’alimentation peut aussi jouer un rôle dans sa production naturelle, un aspect que les professionnels de santé commencent à valoriser davantage.
Le GLP-1, une hormone clé dans la régulation du poids
Produit par les cellules de l’intestin lors de la prise alimentaire, le GLP-1 agit sur plusieurs fronts : il ralentit la vidange gastrique, inhibe le glucagon (qui élève la glycémie) et envoie au cerveau un signal de satiété. Ce double effet sur la glycémie et l’appétit en fait un acteur central dans la prise en charge de l’obésité et du diabète de type 2. En France, près de 18 % des adultes sont aujourd’hui en situation d’obésité, un chiffre en hausse constante depuis les années 1990.
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C’est dans ce contexte que l’intérêt pour le regime glp1 a explosé, porté par la médiatisation des traitements médicamenteux et une vraie curiosité du public pour les approches sans prescription.
Fibres, protéines et bons gras : les trois familles qui stimulent le GLP-1
Trois grandes familles d’aliments semblent particulièrement efficaces pour stimuler la sécrétion naturelle de cette hormone. Les fibres solubles d’abord : flocons d’avoine, graines de chia, légumineuses. Viennent ensuite les protéines de qualité, à raison de 25 à 30 g par repas environ, les protéines de lactosérum (whey) et de soja se distinguant dans plusieurs études. Enfin, les acides gras mono- et polyinsaturés, huile d’olive, avocat, noix ou saumon, contribuent eux aussi à déclencher cette sécrétion intestinale. Combiner fibres et protéines à chaque repas renforce l’effet de satiété en stimulant mécaniquement les récepteurs de l’intestin.
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Cette approche alimentaire ne remplace pas un suivi médical, mais elle peut constituer un levier complémentaire utile, en particulier pour les personnes qui souhaitent agir sur leur équilibre métabolique sans recours immédiat au médicament.
Un cadre médical qui reste indispensable
L’ANSM maintient une vigilance accrue sur les analogues du GLP-1 médicamenteux, notamment en raison d’usages détournés à des fins esthétiques et de risques de carences nutritionnelles signalés dans des enquêtes de pharmacovigilance. Les traitements médicaux sont désormais réservés aux cas sévères, dans un parcours de soins structuré avec prescription par un spécialiste.
La prise en charge de l’obésité évolue vite, et l’attention portée au GLP-1 naturel reflète une tendance de fond : mieux comprendre ce que l’on mange pour agir sur des mécanismes hormonaux longtemps sous-estimés.

